


Le destin de Jean-Noël Lavesvre est lié au terrible accident de ses parents qui le laissa brutalement orphelin. Malgré son désarroi, le jeune homme fit l’expérience précoce d’une liberté insoupçonnée, ainsi il put se consoler en décidant librement du choix de son avenir et de se consacrer à son univers homoérotique en affirmant le point de vue d’Oscar Wilde : « Dire d’une œuvre qu’elle est immorale n’a pas de sens. Elle est bien ou mal faite, c’est tout ».
Sa nature artistique lui permit de devenir décorateur et costumier pour l’Opéra et surtout de transformer son appartement en atelier. « Dans un huis clos la liberté est sans limite ». Maquettes, broderies, dessins, sculptures et peintures envahissent son univers et fort heureusement attirent de nombreux collectionneurs.
Travailleur acharné, Jean-Noël Lavesvre se définit comme cuisinier des couleurs, peintre à l’aiguille et brodeur sur argile. C’est un solitaire entouré d’éphèbes, d’idoles, de dieux et de géants qui transcendent son désir de l’Autre.
